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jeudi 31 mars 2011

"Grande Duduche" fête la révolution

Nidam Abdi était lui aussi présent à la réception à l'UNESCO, pour l'anniversaire de 
l'indépendance tunisienne.  La révolution du jasmin, selon lui, est brimée par le parisianisme

Il me fallait serré la main de Danielle Gilbert pour le croire. L'égérie
auvergnate de l'ORTF Giscardienne, surnommé par Cabu Grande Duduche était bien
là pour féter le premier pays révolutionnaire du monde arabe, la TUNISIE. Voilà,
se que l'ambassade de Tunisie en France a trouvé de mieux dans son carnet
d'adresse pour féter l'indépendance tunisienne de l'après 14 janvier. Une
auvergnate innocente qui a fait durant plus de 20 ans bronzette sur les plages
de Hammamet.
Ainsi, durant cette soirée, entre Pasqua, grande Duduche, le régent Bizertin de
Paris et consoeur, puis les droitsdelommistes il y avait un grand écart. Même
les artistes, qui pour certains étaient de qualité comme notre grand luthiste de
Sousse, Wassim Ben Chaouacha n'ont pas été mis à l'honneur. On a l'impression
encore que Paris ne fait pas honneur à la Tunisie. Surtout en voyant le CHarlie
Chaplin Tunisien, le cinéaste Ferid Boughedir en sueur faisant des tonnes pour
faire oublier ses présences dans les réceptions à l'époque de Ben Ali. Allant
jusqu'à monté sur scène pour prendre et partager le micro avec la Joan Baez
tunisoise Amal Mathlouti.
Suivez le lien pour découvrir une réception à l'ambassade France, époque béni de
la régente de Carthage.
http://www.ambassadefrance-tn.org/france_tunisie/spip.php?article578

mardi 29 mars 2011

Pasqua fête la Révolution tunisienne

Toute honte bue, le grand Charles Pasqua, un des soutiens constants du régime de Ben Ali et deux fois ministre de l'Intérieur, est venu, hier mardi soir, à la réception donnée à l'Unesco en honneur de la fête nationale. Comme si le 14 janvier n'avait pas eu lieu!!! Comme si l'ambassadeur de la Tunisie, depuis, n'avait pas changé!!! En effet, c'est un courageux opposant à Ben Ali et défenseur constant des droits de l'homme, Khemais Chamari, qui représentait, hier soir, l'Etat tunisien.
Pour être présent à l'Unesco alors que la Tunisie démocratique fète la Révolution, Pasqua est une sorte de monstre du cynisme en politique. A moins que ce ne soit pour demander des nouvelles de son fils, Pierre, qui, après avoir été condamné en France à de la prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, avait trouvé refuge à Sidi Bou Said, dans la maison d'un marchand d'armes et pote de Ben Ali, un certain Zarrou.
Charlie n'était pas le seul ami de Ben Ai, lors de cette réception, à oser se montrer. Un autre aurait meiux fait de s'abstenir, c'est Patrick Ollier, le compagnon de MAM, qui l'a accompagnée à Noel dans son escapade funeste. Et bien, ce monsieur et encore ministre était là, lui aussi, sablant le champagne avec quelques amis.
Tout comme était présent le funeste ex juge marqué très à droite et désormais député UMP et grand amai du régime, monsieur Fenech qui présidant l'association France Tunisie de Djemalli, l'ami d'Abdallah, le plus proche conseiller de ben Ali et de Leila. 
-"Alors, monsieur Fenech, c'est amusant de vous voir là", lui ai je lancé en souriant.
-"Et pourquoi donc?"
-"Vous avez soutenu ce président désormais déchu, non?"
-"Mais pas du tout, vous dites n'import quoi, c'est vous qui avez écrit cette horreur, la régente? Vous êtes une ordure, je vais porter plainte". 
Et de me poursuivre, en cherchant à m'agripper. "Voyons, monsieur Fenech, restez digne"

Plus loin, on croisait Claude Gueant, le ministre de l'Intérieur, ainsi que le directeur de cabinet d'Alain Juppé. Mais ceux là étaient venus -et c'est la vie normale des Etats- pour représenter le gouvernement français. Ce qui n'est évidemment pas scandaleux. 
Les autres conseillers de l'Elysée, Gaino et Levitte, qui ont constamment défendu Ben Ali, s'étaient abstenus de venir. 
Rendons hommage à leur discrétion. Le délai de veuvage, cela existe... 

Plus loin, le maire de Paris, Bertrand Delanoé, continuait le numéro de claquettes en faveur de la révolution tunisienne qu'il a entrepris depuis le 14 janvier. Ce qu'il ne disait pas, c'est que le comité de sauvegarde de la révolution la ville de Byzerte, dont il est natif, a refusé en mars dernier qu'il assiste à la réunion organisée par ces démocrates et vrais opposants à Ben Ali ce dimanche là. Ces militants pas de la dernière heure lui ont reproché d'être aux abonnés absents, en décembre et janvier, lorsque Ben Ali faisait tirer sur la foule. 
Et aussi d'avoir encore voulu croire publiquement, le vendredi 14 janvier au matin, au sursaut du régime. 

On verra également parmi les invités l'ancien ministre de l'Intérieur de la gauche, Jean Pierre Chevènement, président désormais de l'association France Algérie, qui ne passait pas, lui non plus, pour très critique vis à vis de Ben Ali.

Voici un spectacle inédit et indécent, Pasqua, Fenech, Ollier et Delanoe fêtant la Révolution tunisienne lors d'une réception à Paris présidée par un Chamari, opposant historique et un des contributeurs courageux du livre que j'ai écrit avec jean Pierre Tuquoi, "Notre ami Ben Ali".

Il est urgent, pour les prochaines réceptions que l'Ambassade de Tunisie à Paris nettoie soigneusement ses listings.
.

dimanche 6 février 2011

Quand une MAM cache la forêt

Haro sur MAM. A Paris, tout le monde se focalise sur les deux trajets effectués  par notre
chère ministre des affaires étrangères pendant les vacances de Noel grâce au jet privé d'un ami
des Ben Ali. Ce péché véniel arrange bien le reste des affidés de l'ex régime de Ben Ali.
Lorsqu'on parle de MAM, on ne parle plus de Frédéric Mitterrand, d'Eric Besson,
de Bertrand Delanoé, de DSK et de combien
d'autres qui ont profité de l'hospitalité de la Régente de Carthage et de son époux

Pas un mot ainsi dans la presse sur le cas inédit de Pierre Pasqua, fils de Charles, condamné en France à de la prison ferme et qui s'est réfugié dans une superbe villa de Sidi Bousaid depuis plusieurs années, protégé par les sbires de Ben Ali. Et avec la bénédiction de l'ambassade de France,
où le fiston Pasqua était reçu régulièrement et avec les honneurs. Sans évoquer les séjours réguliers de Charles Pasqua  dans les meilleurs établissements de thalasso des environs de Tunis.

Dimanche soir, François Hollande a tenu, sur la Tunisie et sur le reste, des propos de
grande qualité. Sauf que sa condamnation de la diplomatie française ne l'empèchait pas, la semaine
dernière, d'expliquer en Corrèze tout le bien qu'il pensait de Chirac et de Bernadette. Or ce couple là
aura mérité, en matière de complaisance avec Ben Ali, mais aussi Sassou, Bongo, Saddam et quelques autres, la palme de l'ignominie.
Dommage qu'Hollande ne soit pas plus rigoureux sur ses alliances en Corrèze,
au moment où il prétend acquérir à Paris une stature de présidentiables. Saluer le peuple tunisien et le grand élan vers le pluralisme et la démocratie qui secoue les vieilles dictatures du monde arabe, c'est bien. Tomber dans les bras de ceux qui comme Chirac auront été les plus fidèles alliés des dictatures arabes et africaines, cela manque au minimum de cohérence

L'allaince entre certains socialsites type Ségolène ou Hollande et les chiraquiens ne date pas d'aujourd'hui. On y reviendra.